mardi 30 octobre 2012

LE FOU (Arcane sans nombre)

Tarot de Jean Noblet, Le Fov, JC Flornoy restauration

D’entrée de jeu... Nous voici devant la lame du FOU...
Et oui... LE FOU se trouve au début et à la fin de la ROTA!

Le "Mat" ou Le "Fou" ou Le "Fol" est une des seules cartes sans numéro dans la plupart des variantes du Tarot dit "de Marseille" ; habituellement classé comme faisant partie de la série des atouts, il est le seul atout non numéroté (aussi appelé "l'arcane sans chiffre"), à l'exception notables des variantes dites de Rouen ou de Bruxelles où il porte le numéro XXII.

Dans le Tarot populaire, il est devenu l'"Excuse", aussi dite la "Mandoline" : dans les règles du XVIIème siècle, il remplissait le même rôle.

Certain considère le FOU pour être la première lame du Tarot en tant que « 0 », d’autres affirment qu’elle est la 22ème lame du jeu, les kabbalistes quant à eux, estiment qu’elle est la 21ème lame, parce que le "shin" est la 21ème lettre de l’alphabet hébreux...

Selon moi, LE FOU est une "Lame sans Chiffre", au même titre que la 13ème lame est la "Lame sans Nom", donc je la considère comme telle... (et par pure fantaisie je le nomme "LE FOU" quand je le place au début du Tarot et le nomme "LE MAT" quand il se retrouve à la fin).

Au début de la Rota, LE FOU m’apparaît comme un insouciant qui avance vers l’inconnu... C’est "LE FOU". (on peut considéré que l'arcane se trouve alors à la position « 0 »).

À la fin de la Rota LE FOU revient pour signifier que l’initiation l’a transformé et qu’il est désormais un individu accompli, prêt à prendre les sentiers de la liberté... Mais en cas d’échec, l’initié est « MAT », c'est-à-dire « échec et Mat »! (on peut alors considérer qu’elle se trouve ici à la position « 22 »).

Le terme « MAT » signifie "échec imparable mettant fin à la partie". En tant qu’adjectif, "mat" se dit d’un joueur qui a perdu la partie. Mat est un mot d’origine arabe qui signifie "mort".

Ces définitions sous-entendent le fait qu’il se passe quelque chose d’irréversible. Quelqu’un se retrouve en échec, ce qui laisse penser que ce dernier avait entrepris quelque chose au préalable.

Cela dit, même si je place le FOU au début ou à la fin de la Rota, je ne le considère pas pour être ni le « 0 » en tant que tel, ni le 22... Pour ma part, je ne considère pas LE FOU comme étant vraiment un arcane majeur. Pour moi LE FOU est à au début, au milieu, à la fin, partout et nulle part...

En italien, "il matto" signifie, justement : "le fou". Dans certains jeux de Tarot, cet arcane est donc nommé à juste titre LE FOU.

LE FOU EST UN BLAGUEUR!


LE FOU a donné naissance au joker de nos jeux de cartes, celui que l’on place lorsque la situation est difficile ou désespérée ou qui fait prendre au jeu une tournure inattendue et que l’on souhaite chanceuse.

LE FOU est un arcane pouvant être placé n’importe où, en première position ou entre deux autres arcanes ou en dernière position, ou encore avec les arcanes mineurs, vu qu’il est dépourvu de nombre. Puisqu’il est comme le joker des jeux de société, s’il est « neutre », il peut avoir une influence déterminante sur une partie et, imprévisiblement, faire tourner la chance!

LE FOU est libre, il va et vient au gré de ses envies et des possibilités de la vie. Il chemine avec juste le bagage qui lui est nécessaire, son âme et saura se débrouiller dans toutes les situations. C’est une personne originale qui bien sûr a des comportements inattendus, parfois surprenants ou même choquants. C’est en lui que l’on peut trouver la plus grande liberté, la plus grande évolution mais aussi le chaos et la folie.

L’animal qui le suit nous montre qu’il est important d’accepter et d’être conscient de « la bête en nous », de laisser cette part de nous cheminer à nos côtés sur la route de la conscience. Si nous ne le faisons pas, elle nous rattrapera… et nous mordra les fesses.

Quelques mots-clés : liberté, voyage, originalité, essentiel, chaos, folie, libération, clown ou bouffon, insouciance, joie de vivre, essentiel, nomade...

C’EST D’ORDRE MAT-ET-MATIQUE


L’absence de nombre dans l’arcane majeur du FOU - où existe pourtant l’espace conçu pour héberger un nombre - laisse penser que l’arcane du FOU désigne un vide au niveau intellectuel.

En effet, les nombres sont une science issue de l’activité mentale, ils sont une découverte de l’intellect. Le fait qu’il ne figure rien dans cet espace semble confirmer que le Mat ne se soucie pas des lois qui régissent le monde, ni des lois mathématiques ni des lois cosmiques...

Par ignorance, le FOU refuse de se soumettre à des lois, car il considère toutes lois comme un entendement à la soumission.

Cette absence de nombre indique également que le FOU entretient une relation particulière avec l’espace-temps. Ce dernier n’est pas, non plus, préoccupé ni par son passé ni par son avenir, il existe pleinement dans l’instant présent (les nombres symbolisant le mouvement du temps).

Diverses hypothèses peuvent être retenues concernant l’absence d’un nombre qui peut indiquer soit que cet arcane s’échappe du système dans lequel sont empêtrés les autres arcanes, soit que cet arcane est rejeté par le système, soit qu’il n’y est pas encore, soit qu’il y est extérieur.

Dans tous les cas, cet arcane est libre, contrairement aux autres arcanes qui, eux, sont reliés et dépendants les uns des autres. Sans nombre, le FOU évolue sans contrainte sociale ; le système instauré par les autres arcanes n’est pas compatible avec la personnalité du FOU. Le système ne peut ni l’étiqueter, ni la manipuler, ni la diriger, ni la corrompre, ni la retenir. Le FOU échappe à tout contrôle et emprise.


DESCRIPTION DU FOU

Le FOU ressemble à un inconscient qui traverse un peu toutes les étapes de la vie. La carte présente un homme tenant un bâton dans la main droite et un baluchon sur son épaule, il avance vers la droite d'un pas décidé, il semble parti pour explorer des pays inconnus. Il regarde vers le ciel... Il ne semble pas se soucier de savoir où il place les pieds, ni de savoir où il va...

Son bâton symbolise l'énergie qu'il puise de la terre dans une relation d'essence divine.

Le plus souvent, les vêtements du FOU sont multicolores et donnent l'impression que le personnage est un marginal, un vagabond, un original exclu de l'ordre établi, il cultive sa différence, il est hors normes et de ce fait rejeté par les autres. Les couleurs majoritaires bleu et rouge montrent cependant clairement qu'il y a beaucoup d'énergie dans le personnage et aussi une quête de spiritualité. Il est vigoureux et plein d'énergie comme le traduisent ses grandes enjambées. Ses pieds sont puissants et le mènent où il veut, le Mat est libre, il n'est contraint par personne et il se déplace avec détermination.

Malgré tout il porte un chapeau qui démontre qu’il est bel un bien « un fou ». Il s’agit bien de la coiffe des « fou du roi » et on remarque des grelots à sa ceinture, qui indique que l’on entend LE FOU venir de loin quand il s’amène...

Il possède une intelligence qui lui vient de ses capacités naturelles, il a acquis un certain niveau de connaissance grâce à son contact privilégié avec la nature. Il a appris à se fier à son instinct et se méfie des gens d’érudition.

LE FOU porte une besace au bout d'un bâton sur son épaule. On n'en connait pas le contenu. Il s’agit de tout son bagage... Cela constitue tout ce qu’il a accumulé comme connaissance et comme attache au cours de son existence. Sa spiritualité est d'ordre « naturelle ».

LE FOU est accompagné par un chien (certains diront un lynx ou un chat), cet animal qui se trouve à sa gauche mais qui marche vers la droite semble vouloir le retenir et déchire son pantalon... Il cherche à avertir son compagnon, car LE FOU se dirige droit vers un précipice. Mais aussi, LE FOU ne serait il pas blessé? Le LE FOU est exclu, il est blessé, il est différent des autres, il expose sa blessure.

C'est sous cet angle que LE FOU est l’Arcane de tous les exclus, des marginaux, des vagabonds, des incompris, des mal aimés. Il ne possède rien, seulement un baluchon avec lequel il part vers l'inconnu. Il s'oppose à toutes les richesses du monde et à ceux qui les détiennent et au pouvoir ainsi qu'à l'ordre établi. Ainsi les chemins qui mènent à la sagesse sont multiples soit par la solitude, l'isolement, la retraite, le voyage ou par la communauté avec les autres. Par cela il s'oppose à L'HERMITE qui est un peu son pendant.

HORS-JEU : LE FOU ?

Venons-en à la seule carte non numérotée, donc exclue du jeu, LE FOU. Elle représente un vagabond, tenant un bâton de la main droite, son baluchon sur l'épaule de la main gauche, poursuivi par un chien qui lui a déchiré sa chausse, et les yeux tournés vers le ciel. C'est la seule carte pour laquelle les interprétations divergent radicalement. L'interprétation la plus courante en fait un fou, un errant, une carte de vagabondage et de détresse. Mais certains occultistes y voient tout au contraire l'accès à un monde hors du monde, une renaissance, voire même le symbole de l'initié authentique, ayant accès à un monde inaccessible au commun.

L'existence même de la carte du FOU implique quelques réflexions. D'abord, l'entreprise totalitaire du monde, pour être totalement cohérente, doit réserver une place spécifique à l'exclusion.

Même si l'on élargit au maximum le champ d'application de l'inclusion ("Heureux les faibles d'esprit, car ils verront Dieu", "les derniers seront les premiers", etc., selon le Christ), on ne peut totalement éviter qu'il y ait de l'"irrécupérable" quelque part.

Même si la "brebis perdue", pour reprendre une autre parabole christique, occupe de par son exclusion même, et par le problème qu'elle pose à l'espace totalitaire de ce fait, une énorme place dans le dispositif de "sauvetage", rien ne peut empêcher qu'il y ait quand même des fuites qui "posent problème" à l'ordre idéalisé de représentation du monde.

La plupart des systèmes ont prévu une place spécifique au fou et à l'errant; place allant de la brebis perdue, exclue ou défavorisée, objet de toutes les attentions charitables et des assistances sociales, à l'hôpital psychiatrique, camp de concentration ou goulag ; mais également, dans le système astrologique aztèque, existe une place spécifique dite du "jeu", place à laquelle rien n'est décidable. L'errant ou le fou, le hors-jeu, le Mat, est l'objet d'une attention particulière dans le système totalitaire : il est soit l'objet d'une attention extravagante visant à le "réinsérer" ou l'"inclure", le faire "participer", soit purement et simplement éliminé. Le système prétend à ce qu'il ne puisse exister des individus qu'il définit comme "exclus" dans sa vision universaliste du monde.

À l'intérieur du système totalitaire, qui a vocation de résoudre toutes les contradictions, il n'y a plus d'autre; il n'y a plus que l'Amour universel, ou la Liberté, l'Égalité et la Fraternité universelles.

On estimera, selon les cas, soit que les inclus du système sont coupables de ne pas être capables de l'appliquer universellement, ce pourquoi on leur demandera toujours plus de sacrifices, soit que les exclus sont coupables de ne pas vouloir ou pouvoir s'y intégrer, ce pourquoi on les éliminera.

Dans la lutte féroce entre les formes du totalitarisme qui a caractérisé le XXème siècle, national-socialisme, communismes, et universalismes d'inspiration chrétienne, à quoi s'ajoute le totalitarisme musulman dont la résurgence violente est probablement due à sa confrontation directe avec l'expansion des autres totalitarismes, l'universalisme chrétien semble aujourd'hui triomphant, sous sa forme généralisée et prétendument "laïque" de la déclaration, évidemment universelle, des "Droits de l'Homme".

Sa victoire, accompagnée évidemment d'une diabolisation de tous les systèmes concurrents, tous qualifiés de totalitaires, ne doit pas nous faire oublier que s'il peut aujourd'hui prétendre à l'universalité, c'est probablement grâce à une meilleure gestion de l'idée totalitaire, appuyée sur une tradition millénaire sur laquelle ni le national-socialisme, ni le communisme, systèmes qui se voulaient "révolutionnaires", ne pouvaient se fonder.

Cette ambivalence de la position du système par rapport à l'exclu ou le hors-jeu explique la variabilité des interprétations de la carte du Mat.

La tradition implique que le plus démuni, le plus exclu, le plus fou puisse être l'image du Dieu.

De même, Karl Marx, grand maître de l'application de la dialectique à l'économie, a démontré en une quantité invraisemblable de volumes que la classe ouvrière allait se paupériser, qu'elle serait de plus en plus aliénée, et que donc, comme si cela allait de soi, étant totalement aliénée par un capitalisme sanguinaire, elle pourrait créer une société sans classes, le paradis communiste.

Hitler pensait, de même, que la révolution nationale et socialiste du peuple allemand, asservi et humilié par la "ploutocratie juive internationale", image particulière du Mal, lui rendrait enfin la prééminence qui lui était naturelle pour l'établissement d'un nouvel ordre mondial.

On ne peut sous-estimer, à l'intérieur de notre système de pensée, la prégnance de ces formulations délirantes qui voient dans les exclus l'avenir du monde, qui voient dans l'esclave l'élu de Dieu, ou dans les produits de la sous-culture des banlieues une révolution culturelle. Il s'agit des dernières expressions d'un délire totalitaire collectif que nous reproduisons depuis quelques millénaires.

Pour en finir avec le Jugement de Dieu, LE FOU détourne son regard du monde, il s'échappe du cycle de la transcendance. Sans foi ni loi, il est juste hors-jeu; il n'est pas libéré, il ne manifeste pas un dépassement, il ne participe plus.

LE FOU manifeste qu'il n'existe pas de discours autre que celui de la transcendance, dans tout l'espace qui s'est constitué sur ce discours. LE FOU exprime soit le silence absolu de qui ne peut plus fonctionner selon l'ordre commun des représentations, soit la dérision et le détachement qui étaient l'apanage des Fous dans la société traditionnelle, avant que l'extension du totalitarisme ne décide de les enfermer, les soigner ou les éliminer.

LE FOU est la seule carte ambigüe du Tarot, il manifeste l'existence de cette inquiétude vertigineuse du monde totalitaire face à l'existence d'un ailleurs. Cet ailleurs, cette étrangeté radicale, n'a pas de place dans l'ordre des représentations, et le système ne pouvait être complet, et donc absolument totalitaire, s'il n'inventait une place nulle, incompréhensible et folle, espace vide de sens.

L'institution de cet espace nul, est essentiel à la plénitude totalitaire universaliste; la notion du Zéro est indissociable de celle d'Infini. Les sociétés non-universalistes, ou non-civilisées, ne connaissent ni l'une ni l'autre de ces notions, ni quoi que ce soit qui puisse ressembler au FOU, ce à quoi la civilisation répondra par exemple qu'il y a des psychotiques partout, mais que ceux-ci deviennent chamanes dans les sociétés qui n'ont pas inventé la psychiatrie.

La confondante bêtise de ce propos, pris parmi une infinité de propos du même type, nous éclaire sur deux points : l'un, que la prétention universaliste s'attaque à tous les objets qu'elle peut apercevoir, même de très loin et sans les connaître, et élabore à leur propos des théories validées dans le système dans la mesure même où ces théories sont universalistes; l'autre, que l'élaboration du discours et des théories universalistes a également pour fonction de masquer en permanence leur propre fonctionnement, par l'institution d'un "c'est partout la même chose" faisant prendre pour règle générale ce qui n'est que l'expression d'une représentation particulière du monde, fort dominante il est vrai, en pleine expansion, mais, hélas pour le Paradis, pas encore unique.

LE FOU reflète le lieu du divin, ou du divinatoire : il est le lieu du monde, et le monde n'est pas son lieu.

DANS LE SENS ÉLÉMENTAIRE
Mots-Clés : Inconnu, Nouvelle Étapes, Hésitations, Errance, Indépendance, Liberté.


SENS POSITIF
Cet arcane est le symbole de la liberté et de la nouveauté. Le Mat s’avère plein d’énergie, impulsif et insouciant. Il est capable de changements et de départs soudains comme d’idées et de décisions brillantes. 

Tirage amoureux : rencontres amoureuses, indépendance affective, liberté retrouvée, voyage de noces ou en amoureux.

Tirage professionnel : nouveau projet, nouveau travail, changement soudain, réorganisation, réorientation, travail libéral.

Tirage financier : situation satisfaisante.

Tirage vitalité : manque passager d’énergie.

Message de l’arcane : Le Mat vous conseille d’agir en accord avec vos valeurs même si vous sortez des sentiers battus. Il est important de savoir garder son libre arbitre face à l’adversité. Notre liberté est notre force. Utilisons-la à bon escient.

SENS NÉGATIF
Cet arcane est aussi synonyme d’irrationalité et d’instabilité. Le Mat peut donc tout aussi bien s’avérer être dans une fuite en avant, propulsé par ses incohérences et ses excès. La liberté se mue alors en éparpillement et en insécurité. Les choses se font lentement, sont vides de sens ou même dangereuses.

Tirage amoureux : difficultés à échanger dans les couples, mensonges, relations adultères, rencontres sans lendemain, superficialité, vie affective insécurisante.

Tirage professionnel : difficultés dans le travail, perte de sens, mutation mal vécue.

Tirage financier : attention aux malversations financières.

Tirage vitalité : pensez à mieux gérer votre stress.

Message de l’arcane : Le Mat vous conseille de vous recentrer, de faire le point sur vous-même et vous objectifs. Il est bon d’éviter de s’éparpiller.

EN RÉSUMÉ : 
Cette carte est favorable pour toutes les entreprises de toutes sortes, tous les nouveaux projets. Elle annonce le changement, le départ vers l'inconnu, des déplacements, des imprévus. Elle favorise les sensations fortes. Le consultant peut avoir un coup de chance, une situation favorable mais de courte durée. Seule l'intuition peut donner la bonne voie, le bon chemin. Le consultant se démarque par son originalité, par une personnalité extravagante. Il est dynamique et plein d'énergie, il semble infatigable. Il sait faire les choix justes même douloureux. Cette carte symbolise aussi les voyages et les déplacements.

Sens positif : Cet arcane est le symbole de la liberté et de la nouveauté. Le Mat s’avère plein d’énergie, impulsif et insouciant. Il est capable de changements et de départs soudains comme d’idées et de décisions brillantes.

Sens négatif : Cet arcane est aussi synonyme d’irrationalité et d’instabilité. Le Mat peut donc tout aussi bien s’avérer être dans une fuite en avant, propulsé par ses incohérences et ses excès. La liberté se mue alors en éparpillement et en insécurité. Les choses se font lentement, sont vides de sens ou même dangereuses.

DANS L’OPTIQUE « ÉVOLUTION PERSONNELLE »


Selon les interprétations l’arcane du FOU représente un pèlerin avec un baluchon accompagné d’un chien marchant sur le chemin de la vie.

Cette carte symbolise l’indépendance, le départ, le mouvement.

L’ancienne existence est achevé et tout est à refaire, à recommencer, sinon il faut entreprendre une nouvelle existence.

Malgré l'enseignement du passé, votre expérience, les constructions que vous avez édifiées, et le risque qui consiste à poursuivre votre route sur des pensées incohérentes et des principes usés, vous devez vous préparer à concevoir votre recherche personnelle sur des bases nouvelles, neuves et évolutives.

Sur le plan spirituel, LE FOU, de par son apparence (habillement), ressemble à un artiste. Un artiste est, par définition, créatif. Il se pourrait que LE FOU soit le même personnage que LE BATELEUR. Et il marche, ce qui me fait ajouter que LE FOU est un artiste errant, qui ne se charge que du strict nécessaire, qui n’a comme seul bagage qu’une sorte de besace.

Cet individu s’inspire de la terre (canne jaune), c’est-à-dire qu’il s’adapte et agit en fonction du survenu et des phénomènes naturels. Il avance en étant léger. 

Affectivement, il reste détaché (l’animal lui grattant la fesse). Il va de l’avant, c’est-à-dire vers l’inconnu. Il a un but suprême, une intention pure (le bâton blanc sur l’épaule). 

À mon avis, cet individu incarne le courage de suivre son chemin, sa vérité, sa destinée, ainsi que le courage d’aller vers l’inconnu ; et ce, sans se laisser retenir par des aspects affectifs ou teintés de sentimentalité, et par ses besoins instinctifs comme la sexualité.

Cette image représente, pour moi, le désir ou élan de vie intelligent, sublimé.

LE FOU évolue en étant indépendant et en se tenant en marge du système social, des us et coutumes (pas de nombre sur cet arcane). Cet arcane semble symboliser la liberté d’être et de penser, ainsi que la sagesse et la folie. Sagesse et folie sont les deux faces d’une même pièce de monnaie. LE FOU peut également désigner un être préférant délibérément passer pour un fou aux yeux de la communauté, afin de ne pas s’y conformer.

Au quotidien, est traité de fou quiconque se comporte autrement que ce qui a été défini comme étant normal par la communauté.

LE FOU est comme hors jeu, il évolue à l’écart des affaires humaines et il vit dans l’instant présent. Il semble dépourvu de peur et de préjugé.

Selon moi, LE FOU représente le Soi, l’être ayant supplanté l’ego. L’être conscient est éveillé.

L’arcane LE FOU illustre la vie ; plus précisément, un élan de vie enthousiaste et sauvage en quête de sa fonction juste à exercer en ce monde multiforme et parfaitement équilibré par le mouvement incessant de ses éléments.

LE FOU est un arcane pouvant être placé n’importe où, en première position ou entre deux autres arcanes ou en dernière position, ou encore avec les arcanes mineurs, vu qu’il est dépourvu de nombre. Il est un peu comme le joker d’un jeu de société. Il est à la fois neutre et à la fois puissant.


L’arcane LE FOU symbolise la fonction de la Force dite active, générant l’évolution, dite aussi le Bien. Force qui ne serait pas sans l’autre, c’est-à-dire que la Force active n’existe et n’agit que par son opposition à l’émanation de la Force dite passive, générant la destruction, dite aussi le Mal. La fonction de la Force passive est symbolisée par l’arcane sans nom XIII.

On peut dire que LE FOU est l’arcane jour opposé à l’arcane XIII, et XIII est l’arcane nuit opposé au FOU.

Comme les arcanes la Lune pour le Soleil et, à une autre échelle, la Papesse pour le Pape et l’Impératrice pour l’Empereur, ces couples d’arcanes illustrent les deux Principes majeurs de la vie. Chaque couple forme le symbole du Yin et du Yang, du masculin et du féminin, de la vie et de la mort, du rationnel et de l’irrationnel, du conscient et de l’inconscient, du vrai et du leurre, etc. Ils sont à la fois antagonistes et à la fois indissociables. Il me semble important de retenir que ces couples d’arcanes se situent dans les deux extrémités visibles d’un même bâton invisible.

À se rappeler : le Mat EST, tout simplement et naturellement. Il est en mouvement, il avance vers l’inconnu en se contentant du minimum vital, en ne se chargeant que de l’essentiel. Il est un être libre.

DANS L’OPTIQUE THAUMATURGIQUE


LE NUMÉRO « 0 »

Le numéro Zéro, le Fou, qui, contrairement à l’idée véhiculée habituellement par l’ensemble du Tarot profane, n’est pas le Nombre 22, mais le Nombre 0.

Ce Zéro, à l’image du Fou vagabond de la lame du livre de Thot, a sa place partout en général, et nulle part en particulier ; c’est l’infini Chaos du non manifesté de l’Océan de l’énergie originelle des pensées du Divin Créateur ; le Noun de la cosmogonie de l’ancienne Égypte, dont la première lettre de ce nom le “N” était représentée par un hiéroglyphe formant un trait ondulé symbolisant la vibration originelle...

C’est sous cette lettre “N” que le livre pour sortir au jour (habituellement connu sous le nom de livre des morts de l’ancienne Égypte), désigne les épreuves de l’âme-de-vie sous le nom d’Osiris N., cette lettre qui si proche de l’Aleph hébraïque, lettre qui sera attribuée au Bateleur le Un, qui n’est pas le créateur mais le principe de création.

Dans l’Ennéade Héliopolitaine le Zéro est Toum ou Atoum. Le Zéro est donc le médiateur plastique protéiforme duquel tout ce qui sera créé tirera son énergie, comme il est indiqué lors du premier chapitre des Tables de la Loi au premier Jour de la Création.

C’est la fin qui précède tout début, car ce qui sera fut, et c’est aussi ce qui terminera la fin d’un cycle qui va de l’Alpha à l’Oméga. Le Zéro est l’infini par excellence, celui qui contient Tout en principes indifférenciés et en simultané dans un Éternel Moment Présent.

Le Zéro c’est l’inconscient de l’incréé, car comme nous avons eu mainte fois l’occasion de le voir, tout ce qui existe a une conscience d’être, au moins celle des limites de sa propre existence et de la conservation de celle-ci, qui la fera interagir avec son environnement qui se différencie d’elle-même.

Cet inconscient sera, dans chaque création, inversement proportionnel au niveau de conscience, ce que nous indique le parcours du Zodiaque sacré du chapitre V. Comme la Raison absolue, ne peut pas être autre chose que la Vérité Absolue, cette Raison absolue n’est donc que l’attribut du Divin Créateur : le Tout ; par voie de conséquence tout ce qui se différencie de Lui, étant par nature perfectible et donc imparfait, sera obligatoirement doté d’une partie plus ou moins grande d’inconscient.
Ceci permet de comprendre que le Zéro est partout sans être spécifiquement limité. Le numéro Zéro est l’infini duquel provient la naissance d’une manifestation ; comme il sera l’infini qui servira de réceptacle à la fin de cette manifestation ; parcours balisé par l’Alpha et l’Oméga, de A à Z, (l’Azoth des alchimistes), le début sans début pour une fin sans fin.

Le Zéro est ce concept d’indétermination ou d’incertitude si cher à Heinsenberg dans le milieu quantique, et qui fera que la raison (certitude) aura toujours la nécessité d’être confrontée à la foi (incertitude) pour que s’active la perfectibilité qui élargit le champ de conscience par l’analogie de ses contraires.

Dans Dogme et rituel de haute magie, Eliphas Levi, parlant de cette lame du livre de Thot, écrivait : "Résumons maintenant toute la science par des principes. L’analogie est le dernier mot de la science et le premier mot de la foi.

L’harmonie est dans l’équilibre, et l’équilibre subsiste par l’analogie des contraires. L’unité absolue, c’est la raison suprême et dernière des choses. Or cette raison ne peut être ni une personne ni trois personnes : c’est une raison, et c’est la raison par excellence.

Pour créer l’équilibre il faut séparer et unir : séparer par les pôles, unir par le centre. Raisonner sur la foi, c’est détruire la foi ; faire du mysticisme en philosophie, c’est attenter à la raison.

La raison et la foi s’excluent mutuellement par leur nature et s’unissent par l’analogie. L’analogie est le seul médiateur possible entre le visible et l’invisible, entre le fini et l’infini. Le dogme est l’hypothèse toujours ascendante d’une équation présumable.

Pour l’ignorant c’est l’hypothèse qui est affirmation absolue, et l’affirmation absolue qui est l’hypothèse.

Il y a dans la science des hypothèses nécessaires, et celui qui cherche à les réaliser agrandit la science sans restreindre la foi : car de l’autre côté de la foi il y a l’infini.

On croit ce qu’on ignore, mais ce que la raison veut qu’on admette. Définir l’objet de la foi et le circonscrire, c’est donc formuler l’inconnu. Les professions de foi sont les formules de l’ignorance et des aspirations de l’homme. Les théorèmes de la science sont les monuments de ses conquêtes.

L’homme qui nie Dieu est aussi fanatique que celui qui le définit avec une prétendue infaillibilité. On définit ordinairement Dieu en disant tout ce qu’il n’est pas.

Nous retrouvons en synthèse poétique, la définition du Nombre Zéro dans le Tao-Tô-King, cette autre Thebah acclimatée à une autre tradition, mais qui se nourrit à la même source : la Sapience Hermétique universelle :

« Le Tao est le vide, mais le vide est inépuisable. C’est un abîme vertigineux. Insondable. De lui sont sortis tous ceux qui vivent. Éternellement, il émousse ce qui est aigu, dénoue le fil des existences, fait jaillir la lumière. Du rien, crée toute chose. Sa pureté est indicible. Il n’a pas de commencement. Il est. Nul ne l’a engendré. Il était déjà là quand naquit le maître du ciel. »

MAIS QUOI ENCORE...

Chaque Nombre est une abstraction spirituelle qui se manifeste sous la forme d’une vibration qui sera son verbe. Ce verbe spécifique est la Lettre qui en symbolise le son (la nature vibratoire spécifique) et dans laquelle nous retrouvons toutes les subtilités qui caractérisent ce Nombre Puissance.

Cette Lettre sera celle, - avec les vingt et une autres, qui constitue la structure symbolique des Tables de la Loi, je veux parler de l’alphabet hébraïque, dont nous avons vu qu’il s’agit des Medou-Neter ou l’écriture hiéroglyphique de l’ancienne Égypte représentés, dans l’alphabet hébraïque, sous une forme cursive mais qui n’en reste pas moins l’expression des Puissances (Nombres) -, qui signent chaque manifestation d’un Nom de pouvoir.

La signification hiéroglyphique de chacune des Lettres de l’alphabet hébraïque fait l’objet d’interprétations multiples plus ou moins heureuses ; pour ce qui est de la Thébah du livre de Thot, le Tarot du Sépher de Moïse, je m’en tiendrai au remarquable travail de reconstitution du sens originel qu’a effectué notre génial Fabre d’Olivet, dans son ouvrage La langue hébraïque restituée, et son chapitre sur le vocabulaire radical ou série des racines hébraïques.

Nous avons vu que grâce à cette reconstitution si judicieuse et si éclairée, nous avons pu dégager de sa gangue d’ignorance l’extraordinaire.

Enseignement des Tables de la Loi du Sépher de Moïse qui n’est en rien comparable à la Genèse Biblique ; il convient donc de conserver la signification de chaque Lettre attribuée à un Nombre, suivant ce sens originel, ce qui permettra d’éclairer l’un par l’autre.

Ainsi, une série de Nombres pourra être traduite en lettre, ce qui nous révélera les Noms de pouvoir qu’elle contient, son Verbe Vivant si utile dans les invocations ; et un mot, un Nom pourront inversement se résumer en une suite de Nombres qui révéleront les puissances tutélaires dont ils sont le verbe (vibration) manifesté.

Bien qu’il serait trop long de développer les multiples applications de ce qui précède, je signale à toute fin utile, que la meilleure utilisation des lames du livre de Thot, ne se fait pas, comme le font les tireurs de cartes, ou les diseuses de bonne aventure, en étalant celles-ci sur une table, mais dans la translation du verbe en Nombres et du rapport de ces Nombres entre eux et par paire (analogie des contraires).

Pour en comprendre les interactions il suffit de savoir que le verbe qui se manifeste dans le monde successif, a sa correspondance en Nombres dans le monde du simultané de Éternel Moment Présent. L’interprétation des correspondances (similitudes) qu’il y a entre ce verbe et ces Nombres puissance, se fait par analogie des contraires dans le microcosme des manifestations hétérogènes afin de remonter à la source du Macrocosme de Éternel Moment Présent homogène.

Chaque Nombre devant être relié à sa ou ses lames correspondantes ; lame qui réunit symboliquement les déclinaisons d’un Nombre puissance sur les plans Mental, Zodiacale, Planétaire. En partant d’un verbe, d’un nom, d’un mot, cela permet de pouvoir utiliser plusieurs fois une même lame dans un Nom, un mot une phrase afin d’obtenir un oracle d’une plus grande précision que celui que l’on obtient par le simple étalage des lames lors d’un tirage, avec la limite de ne pouvoir utiliser chaque lame qu’une seule fois dans ce tirage.

Le Nombre Zéro a pour lettre hébraïque le Thau, nom divin Thechinah (gratiosus ).

Vocabulaire radical de La langue hébraïque restituée :

Ce caractère appartient, en qualité de consonne, à la touche chuintante. Les anciens Égyptiens, en le consacrant à Thot dont ils lui donnaient le nom, le regardaient comme le symbole de l’âme universelle. Employé comme signe grammatical dans la langue hébraïque, il est celui de la sympathie et de la réciprocité. Quoiqu’il ne tienne point un rang particulier parmi les articles, il paraît néanmoins trop souvent à la tête des mots, pour qu’on ne doive pas soupçonner qu’il était employé en cette qualité dans l’un des dialectes égyptiens, où sans doute il représentait la relation Aleph-Thau. Son nombre arithmétique est 400.

DANS L’OPTIQUE « INITIATIQUE »



LA SAGESSE DU TAROT

Cet Arcane, selon les spécialistes du Livre de Thot, se place soit au début de la série avec le numéro zéro soit en fin d'ouvrage. Pour ma part il ne peut, eu égard à la synthèse parfaite qu'il porte s'agissant du parcours accompli grâce aux précédentes lames, que figurer à part, et en retrait des vingt-et-un véritables Arcanes Majeurs.

LE FOU... Voilà celui que l'on rencontre dans les situations où les cœurs sont endurcis. Il marche, donc il est en mouvement, il agit ; comme tous les Arcanes Majeurs, c'est un archétype actif initiateur, une Idée Force Universelle se suffisant à elle-même pour signifier son message à celui qui veut et sait l'écouter.

Cette lame est particulière car elle véhicule l'esprit de la mystique révolutionnaire, de la rébellion contre tous les pouvoirs au nom de la liberté de l'individu ; complètement désenchanté par les sociétés humaines, il n'a peur de rien, il n'attend aucune récompense, ne craint aucun châtiment ici où ailleurs et il accomplit son œuvre qui est de renverser les temples et les autels de l'illusion humaine : les biens inutiles et les idées de circonstance au moyen de son arme absolue : le ridicule.

Il manifeste la personnalité réellement libre qui a réussi à échapper au doute existentiel qui, selon la psychologie moderne, porte sur la personnalité entière, alors que les hermétistes enseignent depuis toujours que le désespoir n'est du qu'au phénomène du « penser seul », de la pensée séparée de sa source, de ses origines transcendantales; il est libre parce qu'il est en route sur Le Chemin, action qui lui vaut d'échapper à l'état psychologique d'indécision qui n'est qu'errance de l'âme dans le monde intermédiaire situé entre la matière et le céleste.

Son outil est la Foi, tant raillée dans ce monde temporel, et sans laquelle le désespoir de la personnalité toute entière mène l'homme à la vraie folie, à l'authentique déséquilibre qui est de nier le but ultime de l'Erre incarné. En étant dépouillé des allégeances matérielles, morales, politiques, religieuses, il jouit de la vie authentiquement libre qui ne sera plus interrompue lors de la mort physique.

Il est là pour montrer à l'initié que si sa puissance et la jouissance du monde d'ici bas, le relatif et l'éphémère, peuvent faire oublier provisoirement à l'homme la réalité de l'Eternel, elles ne pourront jamais le satisfaire au fond de lui et le laisseront, au point final, dans la véritable folie : celle de la rupture avec l'Essentiel.

C'est en cela que les opérations de magie cérémonielle de certains systèmes qui se disent faussement ésotériques ou occultistes ne concourent qu'à la satisfaction provisoire du désir immédiat de « résultat », alors que le pur acte de Foi, en établissant la relation directe avec la Pensée Universelle, sans satisfaire aucun besoin particulier les satisfait tous et, en comprenant tous les désirs, n'en reconnaît aucun individuellement.

Mais les véritables occultistes doivent passer, comme notre FOU, de la magie factuelle et matérielle et des recherches analytiques, fussent-elles sacrées, à la Magie Divine de la Gnose et aux Sciences hermétiques de l’Alchimie Mystique... de la Mystique de l'Hermétisme...


Notre FOU, en raison de son rattachement direct à la science divine et à la magie de l'Amour Divin, est attaqué dans le dos par l'animal des gens qui se prétendent instruits et de « de bon sens » car il a tourné le dos aux principes factices qui fondent la plupart des sociétés, à savoir ceux de la morale codifiée, de la culture normalisée, de la civilisation des biens et de l'intellectualité bien pensante.

Voilà, Le « 0 » s’amène vers le temple des Connaissances (symboliser par le Tarot lui-même) afin d’être initier et transformer, afin de parvenir à la 22ème étape, alors qu’on pourra enfin le considéré comme étant le 22ème arcane de la Rota.

La roue tourne... à tous les 7 ans tout individu est effectivement appelé à faire face à des changements, et c’est alors le moment pour lui de faire des choix qui déterminerons sa destinée...

Ne savez-vous pas que les existences de tout individus se déroulent en phases de durée de 7 ans, et c’est pourquoi, l’on subit d’autres changements important à 14 ans, à 21 ans, à 28, à 35 etc... Des changements si important qu’à ces moment de notre vie, l’on peut changer au point de ne plus reconnaitre celui que l’on était par le passer. Ce sont des moments où il est possible d’opérer de grands changements, sinon ils se font d’eux-mêmes. Mais surtout, ce sont des moments où se décideront beaucoup d’éléments qui feront notre destinée, du moins, pour les 7 prochaines années...

ERRANCE OU CHEMINEMENT? 
LE FOU VA... MAIS, OÙ VA-T-IL?


Le cheminement initiatique comme philosophie de l'éveil : Le pélerinage, la pérégrination, le voyage, l'errance....

L'homme naturel est essentiellement nomade. Les nécessités de la vie lui font suivre les chemins de la Vouivre, c'est-à-dire les lignes de force des énergies telluriques qui sillonnent la terre, et l'Énergie en lui, sans cesse renouvelée, peut lui permettre de déployer sa vie dans une plus grande harmonie avec les êtres et les choses dont il est partie intégrante.

La cristallisation du nomadisme en vie sédentaire a amené toutes les religions à recommander fortement le pèlerinage vers les hauts lieux comme substitut à l'ancienne errance afin que l'être puisse quitter ses routines, son conditionnement, ses idées arrêtées, ses préjugés et s'ouvrir à d'autres horizons.

Actuellement, là où le pèlerinage tombe en désuétude, le voyage, souvent touristique, prend le relais. Celui qui laisse, même pour un temps, famille, travail et possessions matérielles satisfait une curiosité inscrite essentiellement dans tout son être. Elle le pousse vers les lieux terrestres les plus chargés : menhirs, églises, cathédrales, sommets de montagne, lieux désertiques, forêts, grottes...

Ces hauts lieux extérieurs vont l'élever vers le meilleur de lui-même. Dans ce cheminement, il reçoit avec une plus grande réceptivité les énergies d'en haut qui viennent féconder la terre.

C'est la mise en pratique concrète, consciente ou inconsciente, de ce que proposent tous les Maîtres des diverses traditions.

Dans ce jeu de la vie ouvert sur l'imprévu, se font les rencontres qui modifient profondément l'être humain. Rencontres avec les paysages qui dilatent le cœur, avec le monde minéral (les pierres du chemin), avec le monde végétal (l'arbre porte à regarder vers le ciel), avec les animaux, le plus souvent domestiques mais aussi sauvages, principalement les oiseaux. Rencontres avec les éléments, la pluie, le vent, la tempête, le feu ... Rencontres avec d'autres hommes différents dans leur manière d'être. Pensez à Pierre Loti à qui ses multiples voyages permirent de meubler de façon si extraordinaire sa maison natale que l'on visite encore à Rochefort, pensez à Ségalen découvrant la Chine, pensez à Rimbaud découvrant l'Éthiopie, et à tant d'autres...

Le voyage induit la fatigue, l'épreuve, par ses aléas, ses imprévus. De ce fait, il dévoile le caractère des hommes qui ainsi peuvent se connaître mieux en pénétrant dans la connaissance du monde. Se déprendre de soi-même est le premier pas pour s'ouvrir à la vie.

Chaque lieu sur terre est une émanation de la Vouivre qui induit non seulement les paysages, mais les types d'hommes et les produits que l'on dit du terroir. Cette Vouivre nourrit le voyageur, nourrit le Chevalier errant comme le dit le Bréviaire du Chevalier, nourrit le pérégrinant de toutes les façons et de toute façon.

Dans le Tarot, la Vouivre est symbolisé par LA PAPESSE... Elle est cette énergie qui parcoure la création... cette énergie qui parcoure la planète Terre... Une énergie qui lui assure une place dans le cosmos, mais aussi qui lui assure une âme...

Pourquoi cette mode des randonnées dans les déserts, cette mode du trekking au Népal, au Tibet, en Inde, pourquoi le voyage à Katmandou... ?


Pourquoi ce désir profond des montagnards de s'élever vers des sommets quasi inaccessibles comme Julius Evola aimait à le faire, lui qui sut s'élever vers les sommets de la pensée ?

Pourquoi ce goût de la navigation solitaire pour faire le tour du monde? Qui ne connaît l'exemple de Bernard Moitessier parti dans la course en solitaire pour le tour du monde et qui, abandonnant celle-ci, continua la navigation pour la seule recherche de lui-même ?

Tous ceux qui furent les pionniers de ces expériences rendent compte des changements qui se sont opérés en eux au cours de ces aventures. Il y a là une quête qui porte l'être au dépassement de ses limitations habituelles. Cela est une condition essentielle, le premier pas sur le chemin. L'être déjà se réveille de sa torpeur, il n'est plus un homme de seconde main mais prend sa vie en main, au risque de se perdre pour un temps dans la multiplicité des choses.

Est-ce une voie qui peut mener à l'éveil ? C'est pour beaucoup une philosophie, une manifestation de la recherche d'un équilibre, d'un mieux-être sur tous les plans, un réveil en eux du pulsif de la vie. Combien, à travers le voyage, l'errance, auront fait la rencontre d'un maître sinon du Maître? Car au gré des rencontres peut se faire La rencontre...

Un exemple de cheminement initiatique est celui de saint Roch, guérisseur de la peste et des maladies de peau, né à Montpellier vers 1350.

La légende rapporte qu'il partit en pèlerinage pour Rome; il fut, chemin faisant, confronté aux épidémies de peste. Guérissant les malades par le signe de la croix, il allait de ville en ville jusqu'au moment où, à son tour, il fut atteint par la maladie et chassé par ceux-là même qu'il avait guéris. Il dut faire grande réflexion sur ce qu'est la guérison véritable, non point celle du corps, mais celle de l'âme.

Guéri de la maladie, guéri du désir de guérir les autres, il repartit pour Montpellier et, sur le chemin, fut stupidement arrêté comme espion. Il mourut après cinq années passées en prison. La légende raconte qu’à sa mort, sa cellule fut alors inondée de lumière et un ange le désigna comme « saint » guérisseur de la peste.

Des lieux de saint Roch, chapelles, églises, statues, fontaines guérisseuses, existent depuis dans toute l'Europe, principalement dans les régions qui furent touchées par les épidémies. L'on peut retrouver et suivre les chemins de saint Roch où il parle encore au cœur du cheminant... L'énergie de saint Roch est l'une des colorations de l'Énergie de la Vouivre.

Cette légende pose la question cruciale : « Quel est le but ultime de toute pérégrination? » S'agit-il en effet de faire retour au lieu de son départ, ou s'agit-il essentiellement de faire un retour sur soi-même pour le retour à la Source qui nous manifeste ?

La condition humaine est celle du voyageur :

« Tu es à jamais voyageur, de même que tu ne peux t'établir nulle part ».

La Tradition ne dit-elle pas qu'il y a trois voyages, « le voyage venant de Lui, le voyage vers Lui et le voyage en Lui. Ce dernier est le voyage de l'errance et de la perplexité. Celui qui voyage venant de Lui, son gain est ce qui s'est trouvé être; tel est son gain, alors que celui qui voyage vers Lui ne gagne que lui-même. Ces deux premiers voyages ont une fin à laquelle on parvient et on s'arrête, tandis que le troisième, celui de l'errance, est sans fin...

En apendice de à cet article nous vous proposons de faire suivre votre lecture ici :
"LA LIGNE DE FORCE" (publier dès le 1er novembre)

8 commentaires:

  1. Je suis étonnée que le mat puisse porter le Zéro, alors que si vous pratiquiez la numérologie vous comprendriez vite fait que le mat porte en réalité le 22. Le zéro est neutre, mais pas le mat essayez de trouver une personne sous l'influence du mat et vous comprendriez que lorsqu'une personne a ses effets surtout la folie tout son entourage, famille et amis sont inquiets et perturbés par ces actions donc pas neutre, au contraire tous les visages se tournent sur lui donc l’attraction. Impossible qu'il passe inaperçu.
    Je pratique la numérologie depuis fort longtemps et lorsque mes calculs atteignent le chiffre 22 le consultant ou membre de son entourage à effectivement les effets du mat donc oui le mat est bien un 22.
    Donc le mat à sa place au chiffre 22. Désolée pour ceux qui pensent qu'il a le chiffre 0, et je dois vous dire que personne n'est un zéro, seuls ceux qui le pensent sont des zéros.

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    1. salut; je suis tres d'accord avec vous; moi aussi je pense que le mat porte le numero 22 car moi meme j'ai le numero 22 dans mon chemin de vie ; et je trouve que le caractere du mat me corresponds trés bien c comme une description de ma personnalité ; recemment j'ai eu des pouvoirs psychiques et une transformation radicale
      aprés de multiples souffrances mais cela ma rendu de plus en plus isolé du monde surtout aprés avoir comprendre que les gens ne peuvent pas comprendre le psychique du fou parcque tout simplement il n'ont pas la capacité de comprendre merci

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  2. Bon je vais revenir sur mon commentaire au dessus, je n'ai toujours pas accepté que le mat soit un 0. Donc voilà l'explication, en France nous avons une expression qui dit "22 vla les flics" ce n'est pas pour rien.
    Qui a votre avis arrêtent les fous? les flics
    Qui sont chargés d'expulser les gens? encore les flics
    Donc 22 vla les flics veut dire "fuyons voilà les flics". Donc le mat étant une personne qui part, s'en va rentre directement dans le chiffre 22.
    Exemple en 2002 si l'on enlève les zéros il reste 22 et en cette année 2002 les américains ont déclenché une guerre contre Saddam Hussein que certains disaient fou.
    Donc preuve que le fou le mat porte le 22.

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    1. Des preuves ? quelles preuves ?? des élucubrations, ça oui ; un discours fort peu compréhensible : encore oui ! mais des preuves, j'en cherche en vain !!

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    2. À mon avis, en recherchant parmi les nombres du "19 juin 2014 16:55", il serait possible de déterminer le n° de la carte de l'idiot.

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  3. le fou ne porte aucun numéro c'est parce que ce n'est pas un numéro, c'est un outsider, il est hors systeme, on peut lui donner le numero qui vous fait plaisir, il s'en FOU...

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  4. le fou pèlerinant vers l'Un-connu ne peut que partir d'un non espace-temps où ni la numérologie ni quoique ce soit ne peut le soustraire ou l'additionner... Lorsque l'on aligne les 3x7 lames ( plan terrestre, plan astral, plan divin ) le mat regarde ainsi la lame 8, si l'on observe sa position et la position de son bourdon et de son baton qui porte une sacoche étrangement en forme de goutte d'eau ( O ) on observe en traçant ces lignes le chiffre 7 ... hazard ?!

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  5. la goutte d'eau que l'on retrouve ) tra-vert son baluchon, la balance de la justice deux fois .. mat = 7 ; la justice = M ( septème , chateau dans le dauphiné ) où le blason a des cloches .. sans intérêt peut-être, mais bon le mois de septembre prépare l'automne

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