lundi 28 janvier 2013

ALICE BAILEY (1880-1949)


Alice Ann Bailey, dite Alice Bailey ou A.A.B., était un écrivain britannique. Née le 16 juin 1880 à Manchester sous le nom d'Alice LaTrobe Bateman, elle fut mariée à Foster Bailey. Elle est décédée le 15 décembre 1949.

Reconnue comme une des personnalités fondatrices du mouvement du New Age, Alice Bailey a écrit une vingtaine d'ouvrages occultistes, ainsi que des articles pour le « Lucis Trust », institut spiritualiste qu'elle fonda en 1920.

Esquisse biographique

Dans son dernier ouvrage publié à titre posthume, Autobiographie inachevée, Alice Bailey relate son aventure littéraire et initiatique. Après avoir été chrétienne évangélique et adepte de la Société Théosophique, Alice Bailey fonde l'École Arcane en 1923. Elle affirme que la plupart des ouvrages qu'elle a écrits lui ont été dictés par télépathie par le Tibétain Djwal Khul, un "Maître de Sagesse"...

Le thème de ses ouvrages consiste en un enseignement ésotérique autonome, se proposant d'être un complément plus détaillé et structuré de l'étude des « Stances de Dzyan », ouvrage sacré hindou analysé auparavant par la théosophe Mme Blavatsky dans son œuvre « La Doctrine Secrète ».

Ses 26 ouvrages ont popularisé des notions telles que la venue du Nouvel Age et l'avènement du "Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde", au travers de "Triangles Ésotériques" – réunions d'individus par groupes de trois, supposés travailler en réseau avec leurs énergies pour l'aide spirituelle à l'Humanité – qu'Alice Bailey a commencé à organiser en 1937. Ces "triangles" se fondent sur un mantra connu sous le nom de Grande Invocation, utilisé par des milliers de groupes ésotériques à travers le monde encore aujourd'hui1. De nos jours, l'enseignement d'Alice Bailey continue d'être diffusé et étudié au travers de l'École Arcane et de sa maison d'édition le Lucis Trust.

À propos d’Alice Bailey...

À partir de ses origines britanniques conservatrices, la vie d’Alice Bailey a pris de nombreuses directions, mais avec le temps, elle s’orienta vers une direction unique dès qu’elle eut acquis à travers des expériences personnelles draconiennes de toutes sortes, une vision synthétique, une compréhension et une conviction absolue qu’une vie unique divine pénétrait et animait l’humanité une; que le "Plan" pour l’humanité réclamait la coopération et le service d’êtres humains entraînés et dévoués, informés intelligemment des affaires du monde et collaborant avec ceux qui forment le gouvernement interne de la planète, la Hiérarchie spirituelle.

L’œuvre de sa vie devint une partie intégrale de cette synthèse et de cette réalisation. Sans perdre la moindre de ses qualités et de ses implications humaines, son âme s’engagea envers son Maître, et sa personnalité lui fournit une collaboration totale dans le champ de service qu’elle accepta.

Fondamentalement, son travail s’est développé comme une dualité - son service de discipulat, qui incluait la fondation d’une école ésotérique et son engagement, réticent au départ, à travailler avec le Tibétain Djwhal Khul pour la rédaction d’une série de livres présentant, dans la continuité de l’enseignement de la ‘Sagesse Sans Age’, la phase à venir pour le temps présent et le futur proche.

Vers la fin de sa vie Alice A. Bailey accepta, un peu contre son gré, de rédiger son autobiographie. Elle fut finalement persuadée d’écrire au sujet de sa vie par la lettre d’un ami qui, dit-elle, ressentait profondément que « Je rendrais un réel service si je pouvais montrer aux gens comment je suis devenu ce que je suis à partir de ce que j’étais. Il peut être utile de savoir comment un travailleur orthodoxe chrétien très engagé peut devenir un enseignant occulte largement reconnu. ».

L'œuvre du Maître D.K.


Introduction


Elle raconte avoir eut un premier contact avec son propre Maître, le Maître K.H. à l'âge de 15 ans. Entre 1919 et 1949, le Maître Djwal Khul ou Maître D.K., dit le "Tibétain", a dicté par télépathie supérieure à Alice Bailey, une grande initiée, un enseignement de quelques huit mille pages. Cet enseignement s'adresse aux hommes et femmes ayant pris ou s'apprêtant à prendre le chemin de l'initiation.

Le Maître D.K. est un Maître du 5ème degré depuis 1875. Il se présente ainsi dans une déclaration datant de 1934 :

"Il suffit de dire que je suis un disciple tibétain d'un certain degré. Cela ne signifie pas grand chose, car nous sommes tous disciples, du plus humble aspirant jusqu'au Christ Lui-même, et au delà. [...] Je suis un de vos frères, qui s'est avancé sur le sentier un peu plus loin que l'étudiant moyen, et assume par conséquent de plus lourdes responsabilités. J'ai lutté et frayé mon chemin vers plus de lumière que l'aspirant lisant ces lignes; aussi m'incombe-t-il de transmettre cette lumière à tout prix." 

Le rôle du Maître D.K.

« Ma tâche consiste à enseigner et à répandre la connaissance de la sagesse immémoriale partout où je peux éveiller un écho [...] Je cherche aussi à aider le Maître M. et le Maître K.H. chaque fois que l'occasion s'en présente [...]. »

Le but de l'œuvre transmise à Alice Bailey

Les deux idées majeures sont : 

- L'annonce de l'existence du nouveau groupe des serviteurs du monde, constitué d'un immense groupe de travailleurs efficaces (conscients ou non) entre l'humanité et la Hiérarchie spirituelle de la planète, 

- L'annonce de la réapparition du Christ.

Comment l'œuvre a été transmise...

Le détail de la prise de contact et le processus de transmission par télépathie supérieure a été décrit de manière détaillée et sans équivoque par Alice Bailey elle-même dans son "Autobiographie inachevée". Alice Bailey indique qu'elle avait été contactée par son propre Maître (pas le Maître D.K. mais le maître K.H.) lorsqu'elle avait quinze ans, en 1897 :

« J'étais assise à lire dans le salon. La porte s'ouvrit et entra un homme de grande taille, vêtu à l'européenne, (vêtements très bien coupés, je m'en souviens), mais avec un turban sur la tête. Il s'avança et s'assit à mes côtés. J'étais si pétrifiée par la vue du turban que je ne pouvais sortir un son ni demander ce qu'il faisait là. Alors il commença à parler. Il me dit qu'il était prévu un travail que je pourrais faire dans le monde, mais que cela demanderait que je change considérablement mes dispositions; je devais cesser d'être une petite fille aussi déplaisante et je devais essayer d'obtenir un certain degré de maîtrise de moi-même.

Ma future utilité pour lui et pour le monde dépendait de ma capacité à me prendre en main et d'opérer un changement. Il me dit que si je pouvais obtenir une réelle maîtrise de moi-même, on pourrait me faire confiance et qu'alors je voyagerais par le monde entier et verrais beaucoup de pays, "accomplissant le travail de votre Maître tout le temps". Ces mots ont résonné à mes oreilles sans cesse depuis lors. Il souligna que cela dépendait entièrement de moi et de ce que je pourrais et voudrais faire immédiatement. Il ajouta qu'il prendrait contact avec moi à des intervalles de quelques années. »

Elle devait découvrir en 1918 seulement l'identité du Maître K.H. en voyant son portrait à la Société théosophique.

Le 19 novembre 1919, elle est contactée cette fois-ci par le Maître D.K. ; voici ce qu'elle dit :

« [...] J'entendis une voix qui disait : "Il y a des livres qu'on désire voir écrire pour le public. Vous pouvez les écrire; voulez-vous le faire?" Sans un instant d'hésitation, je dis: "Certainement pas. Je ne suis pas une de ces damnées psychiques et je ne veux être entraînée à rien de ce genre"

J'étais sidérée de m'entendre moi-même parler à haute voix. La voix poursuivit, disant que les gens sages ne profèrent pas de jugements hâtifs, que j'avais un don particulier pour la télépathie supérieure et que ce qui m'était demandé ne revêtait aucun aspect de psychisme inférieur. Je répliquais que peu m'importait, que je ne m'intéressais à aucun travail de nature psychique. La personne invisible qui me parlait si clairement et si directement dit alors qu'elle me donnait le temps de réfléchir, qu'elle n'attendait pas ma réponse maintenant, qu'elle reviendrait dans trois semaines exactement pour savoir ce que j'avais décidé.

[...] Je n'y pensai jamais, mais bien sûr, à la fin des trois semaines, j'entendis de nouveau la voix un soir, tandis que j'étais assise dans mon salon après avoir envoyé les enfants au lit.

De nouveau, je refusais, mais celui qui parlait me pria de reconsidérer la chose pendant deux semaines et de voir alors ce que je pouvais faire. Cette fois, je me sentais curieuse, mais pas le moins du monde convaincue. Je voulais bien essayer pendant deux semaines ou un mois et décider ensuite de ce que je ressentais à ce sujet. Ce fut pendant ces quelques semaines que je reçus les premiers chapitres de "Initiation Humaine et Solaire". »

Alice Bailey a décrit parfaitement le mécanisme de la transmission :

« [...] Je garde le plein contrôle de tous mes moyens de perception et il n'y a rien d'automatique dans ce que je fais. Simplement j'écoute et j'écris les mots que j'entends; j'enregistre les pensées qui sont déposées, une à une, dans mon cerveau. Je ne fais aucun changement entre ce que je donne au public et ce qui m'a été donné, si ce n'est que j'adoucis l'Anglais et que je remplace un mot peu usité par un autre plus clair, prenant toujours soin de conserver le sens tel qu'il est donné. Je n'ai jamais rien changé à ce que le Tibétain m'a donné. Si je l'avais fait, ne serait-ce qu'une fois, Il ne m'aurait plus rien dicté. Je veux que cela soit très clair. Je ne comprends pas toujours ce qui est donné. Je n'y adhère pas toujours. Mais je transmets tout honnêtement et, alors, je découvre que cela a un sens et évoque une réponse intuitive.

Partout, ce travail du Tibétain a grandement intrigué les gens et les psychologues. Ils contestent ce qui est la cause du phénomène et ils déduisent que ce que j'écris provient probablement de mon subconscient. Selon Jung, m'a-t-on dit, le Tibétain est mon soi supérieur personnifié et A. A. Bailey en est le soi inférieur. Un de ces jours (si j'ai jamais le plaisir de le rencontrer) je lui demanderai comment mon soi supérieur personnalisé peut m'envoyer des colis de divers endroits de l'Inde, car c'est ce qu'il a fait." »

Après un mois, craignant de tomber malade et de laisser seuls ses trois enfants, elle refuse de poursuivre. Le Tibétain lui conseille d'entrer en contact avec le Maître K H. qui la rassure et lui dit qu'elle n'est pas en danger ni physiquement ni mentalement, qu'elle a là l'opportunité de faire un travail de grande valeur, et qu'il n'a pas l'intention de la transférer dans l'ashram du Maître D.K. Le travail reprend donc.

Alice Bailey donne encore des précisions sur le mode de transmission :

"Au début de mon travail pour le Tibétain, je devais écrire à des heures régulières et c'était une dictée claire et précise. C'était donné mot à mot, de telle sorte que je puisse affirmer qu'indubitablement j'entendais une voix. On peut donc dire que j'ai commencé par une technique de claire audience : mais très vite je découvris que comme nos pensées étaient en harmonie, cette technique n'était pas nécessaire et que, si je me concentrais assez, si mon attention était concentrée adéquatement, je pouvais enregistrer et écrire les pensées du Tibétain qu'il exprimait et formulait soigneusement telles qu'il les introduisait dans mon mental. Ceci exige que soit atteint et conservé un point d'attention intense et concentré.

C'est presque semblable à la capacité que l'étudiant avancé en méditation peut démontrer pour maintenir son point extrême d'attention spirituelle au degré le plus élevé possible. Cela peut être fatiguant dans les premiers temps, quand on essaie probablement trop fort de bien faire, mais après c'est sans effort, et le résultat est la clarté de la pensée et la stimulation qui a un bon effet physique.

Aujourd'hui, comme résultat de vingt-sept ans de travail avec le Tibétain, je peux entrer en relation télépathique avec lui sans la moindre difficulté. Je peux et dois préserver mon intégrité mentale tout le temps; je peux toujours discuter avec lui s'il me semble en tant qu'Occidentale que j'en sais plus que lui sur certains points de présentation. Quand nous avons une discussion sur quelque donnée, invariablement, j'écris comme Il veut que le texte soit écrit, bien qu'il soit capable de le modifier après en avoir parlé avec moi. S'il ne change pas sa rédaction, ni son point de vue, je ne change pas ce qu'il a dit.

Après tout, ces livres sont les siens, non les miens et, fondamentalement, la responsabilité est sienne. Il ne me passe aucune erreur et Il surveille la version finale avec grand soin. Il n'est pas seulement question de prendre sous sa dictée et ensuite de lui soumettre le texte, après l'avoir tapé. Il est question de sa supervision attentive sur la version finale. Je le mentionne avec force, car beaucoup de gens, quand le Tibétain dit quelque chose qui ne leur convient pas personnellement, sont capables de considérer ce point de désaccord comme étant dû à une interpolation de ma part. Cela n'est jamais arrivé, même si je ne suis pas toujours d'accord ou si je ne comprends pas; je veux le répéter. J'ai publié exactement ce que le Tibétain a dit. Sur ce point précis, je maintiens fermement ma position. Quelques étudiants aussi, qui ne comprennent pas ce que le Tibétain veut dire, affirment que ses prétendues ambiguïtés sont dues à ce que j'ai mal interprété ce qu'il disait. Là où il y a des ambiguïtés, et il y en a beaucoup dans ses livres, elles sont dues, au fait qu'il lui était absolument impossible d'être plus clair, à cause de la limitation de ses lecteurs et de la difficulté de trouver les mots pouvant exprimer des vérités plus nouvelles et les perceptions intuitives qui planent encore aux frontières du développement de la conscience de l'homme."

Conclusion du Maître D.K.

La conclusion d'un des livres est une recommandation de bon comportement :

"Je termine en priant tous ceux qui lisent ces instructions de réunir leurs forces, de renouveler leur consécration au service de l'humanité, de subordonner leurs idées et leurs désirs au bien du groupe, de détacher leur regard d'eux-mêmes et de le fixer sur la vision, d'éviter les paroles vaines et la critique, les commérages et les potins, de lire et d'étudier afin que l'œuvre puisse se poursuivre avec profit."

La conclusion de l'œuvre est la conclusion de son dernier livre :

"Puissent la lumière, l'amour et le pouvoir briller sur votre chemin, et puissiez-vous, en temps voulu et le plus tôt possible, vous tenir devant l'Initiateur et rejoindre les rangs de Ceux qui - activement et consciemment - aiment leurs semblables, travaillent en tant qu'Énergies reconstructrices et régénératrices, et pour toujours servent.

Je signe de mon nom, Maître Djwhal Khul, puisque mon identité a été révélée.

LE TIBETAIN."

Extrait d'une Déclaration faite par le Tibétain :

"Il suffit de dire que je suis un disciple Tibétain d'un certain grade, ce qui signifie peu de chose pour vous, car tous sont des disciples et y compris le Christ Lui-même, et au-delà. Je vis dans un corps physique comme d'autres hommes, aux confins du Tibet. Du point de vue exotérique, je préside parfois un groupe nombreux de lamas tibétains quand mes autres occupations me le permettent. C'est pourquoi on a rapporté que je suis un moine de cette lamaserie particulière. Mes associés dans le travail de la Hiérarchie (et tous les vrais disciples sont associés à ce travail) me connaissent par un autre nom et une autre fonction. A.A.B. sait qui je suis et me reconnaît par deux de mes noms.

Je suis un de vos frères, un de ceux qui ayant cheminé sur le Sentier un peu plus longtemps que l'étudiant moyen ont assumé de ce chef des responsabilités plus vastes. J'ai lutté et frayé ma voie vers un domaine de lumière encore inconnu de l'aspirant qui lira cet article. Il faut donc à tout prix que j'agisse en transmetteur de lumière. Je ne suis pas un vieil homme selon l'âge attribué aux éducateurs. Toutefois je ne suis ni jeune ni dépourvu d'expérience. Mon travail consiste à enseigner et à répandre la connaissance de la Sagesse Éternelle à tous ceux qui s'y intéressent, et je m'y suis adonné pendant de nombreuses années. J'essaye aussi d'aider le Maître M. et le Maître K.H. à chaque occasion, car j'ai été longtemps en liaison avec Eux et avec Leur travail.

Dans tout ce qui précède, je vous ai dit beaucoup, tout en ne disant rien qui puisse vous inciter à me vouer cette obéissance aveugle et cette dévotion irraisonnée qu'un aspirant émotif offre au Guru et au Maître qu'il n'est pas encore en mesure de toucher directement. D'ailleurs, il ne pourra établir ce contact désiré qu'après avoir transmué sa dévotion émotionnelle en dévouement désintéressé au Service de l'humanité – non envers le Maître. 

Les livres que j'ai écrits sont diffusés sans que je tende à en imposer la foi. Ils peuvent être corrects, vrais, et utiles, tout comme ils peuvent ne pas l'être. C'est à vous qu'il appartient de vérifier leur justesse par une bonne mise en pratique et en exerçant votre intuition. Ni moi ni A.A.B. ne sommes intéressés à les faire acclamer en qualité d'écrits inspirés ou à entendre parler d'eux (à voix basse) comme de l'œuvre d'un des Maîtres. Ces livres auront atteint leur but s'ils présentent la vérité selon l'ordre logique et les enseignements déjà donnés au monde, et si leur contenu élève l'aspiration et la volonté de service des lecteurs hors du plan émotionnel jusque sur le plan mental (celui où l'on peut rencontrer les Maîtres).

Si l'enseignement apporté évoque une réponse de la pensée illuminée du travailleur sur terre et provoque chez lui des éclairs d'intuition, que cet enseignement soit accepté. Dans le cas contraire, qu'il soit laissé. Si les indications données sont finalement corroborées, ou apparaissent vraies selon la Loi des Homologies, alors tout est bien. Mais s'il n'en est pas ainsi, le lecteur se doit de rejeter mes affirmations."

AOÛT 1934

RÉNOVATION DU MOUVEMENT...


Symbole représentant les Groupes du Triangle de la Lucis Trust

Après la 1ère Guerre Mondiale, la Société Théosophique avait déjà entamé sa période de déclin. Alors que les premiers chapitres de "Initiation Humaine et Solaire" sont publiés dans la revue officielle de la S.T., cette publication s'interrompt brusquement, du fait de la jalousie et du conservatisme de quelques membres influents. En 1919, un an avant ces événements, Bailey pensait déjà que la Société Théosophique avait "dégénéré en un groupe sectaire, plus intéressé par la création et le maintien de loges et par l'accroissement d'adhésion que par le travail consistant à transmettre les vérités de la Sagesse Éternelle au grand public".

Par l'intermédiaire de "L'Association Théosophique" (née en marge de la Société Théosophique dans une scission), elle fonde avec Foster Bailey la Fondation "Lucis Trust" puis l'"École Arcane" en son sein, quelques années plus tard, pour former des disciples aux enseignements du Maître Tibétain. 

HISTOIRE DE LA "LUCIS TRUST"
et ses multiples ramifications



« Lucis Trust » est une entreprise à but non lucratif créée en 1920 dans l'État de New-York aux États-Unis par Alice Bailey et son mari Foster dans le but de gérer les 25 ouvrages ésotériques écrits par Alice Bailey. L'entreprise possède des sièges à New York, Londres et Genève.

Lucis Trust, au départ "Lucifer Trust", s’occupe des activités d’une maison d’édition la "Lucifer Publishing Companies" (devenue la "Lucis Publishing Companies"), s’occupe d’une librairie, gère une école (« Arcane School »), et directrice de d’autres groupements connexes comme la "Lucis Productions", la "Bonne Volonté Mondiale" et "Triangles". (les Triangles réunissent les hommes et femmes de bonne volonté dans un service mondial pour un nouvel âge mondial).

Bailey a donc changé le nom de "Lucifer Trust", pour "Lucis Trust" parce qu’évidemment cela provoquaient des réticences, et aussi parce que, finalement, cela révélait la vraie nature de l'âge nouveau trop clairement à la masse... Le comble : À une certaine époque, le bureau d'affectation spéciale de la Lucis Trust en tant que membre du Conseil économique et social des Nations Unies à New York, était situé au 666 United Nations Plaza!

Selon la Lucis Trust, ce nom avait été donné à l’origine parce que Bailey considérait Lucifer, l'ange déchu, comme un principe positif, tout comme Helena Blavatsky, fondatrice de la société théosophique aujourd'hui classée comme grande secte dont les grands axes sont : ésotérisme, spiritisme, sorcellerie.

Accréditée auprès du Bureau d’information publique de l’Organisation des Nations Unies, la Lucis Trust a le statut consultatif auprès du conseil économique et social de l’O.N.U. et maintient des relations informelles avec un grand nombre d’organisations non gouvernementales, nationales et internationales. À cet effet, elle participe régulièrement à diverses activités de l’O.N.U.

Pratiquée par les Francs-maçons du "Droit Humain" une loge mixte maçonnique rattachée à l'obédience libérale, anticonformiste et à majorité féminine (la loge des parents de Dominique Strauss Khan), son influence est d'autant plus profonde qu'elle est très discrète.

Son symbole est de haute initiation, dans lequel la croix gammée et le serpent gnostique expriment bien des liens et des affinités occultes. Ce serpent, inspirateur de désobéissance, d'insubordination et de révolte, fut maudit par les anciens théocrates, alors qu'il était en honneur parmi les Initiés.

La « Bonne Volonté Mondiale »



Le mouvement de la « Bonne Volonté Mondiale » ("World Goodwill"), fondé en 1932, est une des activités les plus importantes du Lucis Trust. Cette branche de la Lucis Trust se voulait la façade d’une organisation visant à faire la promotion d’un nouvel ordre mondial fraternel. Cette fraternité universelle devrait être les premier pas vers une religion universelle, vers un nouvel âge... Le nom de cette organisation mondialiste cherche à faire oublier toute association que l’on pourrait faire avec une organisation « luciférienne ». Ici, le nom affiche une organisation ayant des buts louables. Et de fait, « Bonne Volonté Mondiale » a put facilement se faire inviter à tout occasion pour faire la promotion de ses idées...


Le mouvement de la "Bonne Volonté Mondiale", a été reconnu par l'ONU comme une organisation non gouvernementale (ONG) présente aux sessions de l'ONU de Genève et de New-York. "Bonne Volonté Mondiale" est membre du conseil économique et social de l'ONU. Il est aussi à la base de la fondation d'Amnestie International.. Ce rôle a attiré des critiques accusant justement l'ONU d'avoir une idéologie "New Age".



L'objectif déclaré de la « Bonne Volonté Mondiale » est de coopérer dans le monde pour la réapparition du CHRIST (cf : « One Earth », le magazine de la Fondation Findhorn , Octobre / Novembre 1986, Vol. 6, Numéro 6, p.24.).

Ce Christ ésotérique du nouvel âge, que les newagistes appellent le "Maitreya" et que les Chrétiens appréhendent pour être l’Antéchrist...

À cette fin, donc, sous la direction de Foster et Alice Bailey, la Lucis Trust a inventé le "sous-groupe" appelé la "Bonne Volonté Mondiale" qui est devenue une organisation non gouvernementale officielle au sein de l'Organisation des Nations Unies.

Mais le travail ésotérique à l'intérieur du l'O.N.U. ne s'arrête pas à ces groupes occultes reconnus. Une grande partie de l'élan à ce processus a été initié par le métier d'officier de deux secrétaires généraux de l'O.N.U., Dag Hammarskjöld (poste occupé: 1953-1961) et de U Thant (poste occupé: 1961-1971) qui lui succéda, et un secrétaire adjoint général, le Dr Robert Muller.

École Arcane


Symbole du Nouvel Âge selon l'École Arcane

Alice Bailey a fondé l'École Arcane en 1923 qui est une des premières société de spiritualité relevant du mouvement du Nouvel Age.

Thèmes principaux :

- Le corpus théorique d'Alice Bailey et du Maître Djwal Khul s'articule autour de thématiques héritées de l'enseignement spiritualiste de la Société Théosophique de Mme Blavatsky.

- Le fonctionnement de l'âme à partir des Yoga Sutras de Patanjali

- La méditation occulte

- La réincarnation et la question du Karma

- Les rayons, étude de l'influence des 7 rayons cosmiques - énergies spirituelles supposées influencer la vie dans les différents domaines de l'existence (civilisations, nations, animaux, psychologie et vie spirituelle de toute entité individualisée, etc.)

L'École Arcane enseigne à partir des ouvrages (entre-autre) d'Helena P. Blavatsky, Annie Bessant, Swami Vivekananda, Mabel Collins, Arthur A. Powell, Charles W. Leadbeater, Sir Oliver J. Lodge, et évidemment les ouvrages d'Alice Bailey...

Théosophie Moderne


Helena P. Blavatsky, fondatrice de la théosophie, basait sa doctrine sur le concept des races-racines. La doctrine soutenait que chaque vaste cycle de temps était dominé par une race-racine particulière, la cinquième race-racine de notre propre cycle étant la race aryenne. Sans surprise, cette doctrine fut facilement adaptée par divers milieux völkisch quand la théosophie atteignit l’Europe centrale, et joua un rôle majeur dans certaines sociétés occultes comme les Nouveaux Templiers de Lanz von Liebenfels et sa théozoologie, qui fournit le catalyseur pour l’émergence du national-socialisme.

C’est en Amérique qu’Alice découvrit les ouvrages de H.P. Blavatsky, et elle atteignit un niveau important dans la Société de Théosophie. Tout en conservant une croyance en le Christ dans un contexte plus mystique, elle rejeta le christianisme orthodoxe comme étant trop limité. Elle quitta la ST à cause de ses luttes de factions, mais la théosophie demeura néanmoins la base de sa propre doctrine.

Cette doctrine incluait le concept de « Maîtres cachés », des êtres super-évolués visant à réaliser un « Maître Plan » cosmique pour la planète et l’humanité (d’autres occultistes, incluant Aleister Crowley, conservèrent aussi ce concept du « Maître caché »). Son Maître était Koot Hoomi, et en 1919 elle affirma avoir établi un contact astral avec un autre Maître appelé « le Tibétain ».

En 1923, elle épousa le théosophiste Fred Bailey, et cette même année ils fondèrent l’Ecole Arcane pour promulguer le Grand Plan Universel. Des « Centres Triangles » ont été créés après 1937 pour continuer ce travail, en plus d’autres groupes comme « World Goodwill » et « Lucis Trust ».

Une grande partie de la doctrine actuelle est clairement libérale et mondialiste, ou du moins susceptible de telles interprétations. Les groupes de Bailey travaillent aujourd’hui avec l’ONU et sont reconnus par lui. Il est même possible que ce soit Bailey qui ait créé le terme de « Nouvel Ordre Mondial », maintenant tellement en vogue chez les mondialistes.

Néanmoins, le concept de Bailey d’un ordre humain plus universel, à la différence du présent concept ploutocratique, reconnaissait l’importance de la différenciation raciale et nationale, rejetant à la fois la haine raciale et le nivellement racial, constituant ce qu’on pourrait considérer comme une troisième voie.

DESTIN SPIRITUEL DES NATIONS

À la différence de ceux qui basent leur mondialisme sur des considérations matérialistes, qu’ils soient marxistes ou capitalistes, Bailey considérait que chaque nation et race avait son âme propre, un concept qu’on peut retrouver chez des philosophes allemands comme Hegel et Fichte, et qui fut développé dans un contexte psychologique par Carl G. Jung. Dans cette doctrine, chaque race et chaque nation, en tant qu’agrégat ou collectivité, possède son propre esprit qui se manifeste dans une personnalité raciale/nationale, tout comme un individu possède sa propre personnalité. C’est cette personnalité collective qui détermine le karma d’une race ou d’une nation, d’un point de vue ésotérique.

Elle considérait par exemple le problème juif du point de vue d’un karma racial et d’une personnalité raciale. Dans sa biographie inachevée, elle écrit :

« Il y a des torts des deux cotés… Dans les premières phases de l’histoire biblique, les Égyptiens persécutèrent les Juifs, et la persécution a été leur lot à travers les années…

Il doit y avoir quelque cause fondamentale pour cette persécution constante et incessante, quelque raison pour laquelle ils ne sont pas aimés. Quelle peut-elle être ? La cause fondamentale est probablement profondément enracinée dans certaines caractéristiques raciales… On affirme que le Juif est strictement matériel, que le tout-puissant dollar compte plus pour lui que les valeurs éthiques et qu’il est rapide et expert pour tirer avantage des Gentils. Mais la religion juive n’insiste aucunement sur l’immortalité ou sur la vie après la mort… Pourquoi ne prendraient-ils donc pas le meilleur de la vie sur le plan matériel ? … Tout cela est compréhensible mais ne favorise pas de bonnes relations. »


« A mesure que j’ai étudié et réfléchi et posé des questions, certaines choses se sont clarifiées dans mon esprit et font partie – pour moi – de la réponse. Les Juifs s’accrochent à une religion qui est fondamentalement obsolète. Ce qui se met entre le Juif orthodoxe et la masse des Gentils, ce sont ses tabous religieux, car la foi juive est largement une religion du ‘Tu ne feras pas’. Cela conditionne la pensée non-juive concernant le Juif non-orthodoxe et plus jeune dans son matérialisme, dont Shylock est le symbole … Un handicap vient des Juifs eux-mêmes. Personnellement, je n’ai encore jamais trouvé un Juif qui pourrait admettre qu’il y a peut-être eu des torts ou de la provocation de leur part. Ils prennent toujours la position que ce sont eux qui sont maltraités… »

Dans son livre « Guérison Ésotérique », elle cite la loi du karma dans la détermination des relations raciales: « Aujourd’hui la loi est en train d’agir, et les Juifs sont en train de payer le prix, factuellement et symboliquement, pour tout ce qu’ils ont fait dans le passé ».

Bailey s’opposait au sionisme comme à une forme d’arrogance raciale, critiquant la demande juive de « la soi-disant restitution de la Palestine, l’arrachant à ceux qui l’ont habitée pendant des siècles ». En refusant de voir que leurs actions avaient attiré la persécution sur leurs têtes depuis l’ancienne Égypte, les Juifs continueraient à être les victimes de « l’aspect punitif de la Loi de la cause et de l’effet » (le karma).

La réponse au problème juif, affirme Bailey, est que les Juifs, au lieu de se considérer comme un peuple élu au-dessus de tous les autres, devraient se « conformer à la civilisation, au fondement culturel et aux standards de vie de la nation à laquelle ils sont liés et dans laquelle ils devraient s’assimiler ». Elle affirme aussi que cela aura lieu « quand l’égoïsme dans les relations commerciales et les tendances manipulatrices prononcées du peuple hébreu seront échangés contre des formes d’activité plus désintéressées et plus honnêtes ».

RACES-RACINES

Comme nous l’avons dit, Bailey devait beaucoup à la théosophie et à sa doctrine des races-racines. Dans son livre Prophéties, elle fait allusion à "l’émergence d’un nouveau type racial" : « Cette nouvelle race est en train de se former dans chaque pays, mais surtout dans les pays où on peut trouver la Cinquième Race ou race caucasienne ».
Une nouvelle distribution spirituelle surgirait de l’émergence de cette cinquième race-racine, et cette nouvelle race-racine serait elle-même largement un concept spirituel, ou une race de l’esprit, rappelant la doctrine raciale de philosophes comme Oswald Spengler, Julius Evola et Francis Parker Yockey. Le concept est davantage un état d’esprit que de physiologie, bien que Bailey soutient que ce développement de conscience "conditionne et détermine la nature corporelle", aboutissant à une nouvelle physiologie raciale. Cependant, en tant qu’ésotériste, Bailey voit l’importance primordiale d’un état élevé de "perception mystique".

UN NOUVEL ORDRE MONDIAL BASE SUR UNE METAPHYSIQUE RACIALE

Comme nous l’avons dit, Bailey recommandait un "Nouvel Ordre Mondial" très différent de celui des actuels propagandistes ploutocrates et libéraux qui cherchent à imposer une dictature mondiale qui nivellera toutes les races, nations et cultures en accord avec leur but d’un supermarché mondial. C’est la contradiction entre l’internationalisme métaphysique de Bailey et le cosmopolitisme matérialiste des mondialistes ploutocrates.

Le mari d’Alice, Foster Bailey, déclarait en 1972 dans son livre "Running God’s Plan" [Suivre le Plan de Dieu] qu’une Europe unie faisait partie du Maître Plan : contrairement aux plans ploutocratiques et mondialistes pour exploiter une Europe unie basée sur des considérations purement économiques, comme cela se manifeste dans l’actuelle "Communauté Européenne", cette Europe unie ne chercherait pas à supprimer les différentes langues et nations d’Europe, mais chercherait un réalignement des nations pour une coopération européenne. Foster Bailey fait allusion à une tentative d’Europe unie, initiée par des « peuples unificateurs vivant dans la vallée du Rhin… Ce fut la tentative d’un disciple mais elle ne réussit pas ».

Comme un adversaire l’a remarqué, cette allusion devait concerner Hitler, et il est remarquable que Foster Bailey en parle comme d’un "disciple", désignant probablement un initié ésotérique accomplissant le "Plan" des "Maîtres cachés".

Ce "Nouvel Ordre Mondial", d’après Alice, serait fondé sur la reconnaissance que les peuples sont à des "stades différents d’évolution". Le nouvel ordre éviterait donc toute tentative d’« imposer aux nations un type uniforme de gouvernement, une religion synthétique, ou un système de standardisation ».

« Les droits souverains de chaque nation seront reconnus, et leurs génies particuliers, tendances individuelles et qualités raciales pourront s’exprimer pleinement. », précise-t-elle.

« Ce sera un monde dans lequel les distinctions raciales et les unités nationales seront reconnues comme enrichissantes pour l’ensemble et contribuant à la signification de l’humanité. »

Bailey considérait que les tentatives d’établir un super-État mondial, comme le recommandent les actuels partisans ploutocrates et libéraux d’un "Nouvel Ordre Mondial", relevaient d’un "concept déformé et parodique".

Les doctrines d’Alice Bailey, en dépit de toutes les déformations accomplies par la masse des libéraux du New Age, se révèlent être une source de résistance face aux conceptions matérialistes d’un Etat Mondial. Elles parlent aussi de la promesse d’un Nouvel Eon basé sur l’émergence d’une nouvelle race-racine fondée sur une race caucasienne revitalisée, spiritualisée et unie.

Continuité...

L'école Arcane et le mouvement Bonne Volonté Mondiale, créés par elle en 1923 et 1932 existent encore, la première consacrée a l'acquisition présumée de pouvoirs parapsychiques, la seconde à la préparation du retour du Christ cosmique.

Les théoriciens du Nouvel Age et de nombreux chefs de sectes ont largement puisé dans l'héritage doctrinal Bailey. Faits curieux : soit ils ne lui accordent pas d'influence, soit ils déclarent avoir reçu des "révélations" - similaires - par d'autres voies mystérieuses.

Toujours est-il que les "nouveaux christs" n'ont pas manqué, tous venus avec leur religion sous l'aile : le Christ de Montfavet avec son Église Chrétienne Universelle ; Maîtreya, présent dans la communauté asiatique de Londres depuis 1982, comme le prétend le mouvement Partage International de Benjamin Creme ; le Christ cosmique du Mandarom de Castellane, avec son Aumisme, etc...

Pour certains groupes Nouvel Âge, la religion mondiale sera élaborée à partir de matériaux orientaux et ésotero-occultistes (thèmes de la réincarnation et du karma, de l'Illumination, des pouvoirs paranormaux...) ; pour d'autres, elle serait celle de l'homme céleste, cosmique, divinisé.

L'existence d'un Gouvernement Mondial accélérerait le processus du retour de l'Age d'Or, dit-on facilement dans les milieux Nouvel Age. Pour l'heure, les "réseaux" ( SPINs, selon M. Ferguson), créés, autonomes et quelquefois combinés, ne cherchent qu'à influer sur les politiques en place, notamment par le biais de l'écologie considérée comme une Nouvelle Culture Planétaire.

La vision écologique du Nouvel Age est de type holiste : la Terre-Gaïa comme être vivant dont chaque homme, animal, végétal et minéral font partie; une Nouvelle Alliance avec la Nature ; une écologie à la base de la Nouvelle Société post-industrielle, etc. La tentation d'un Gouvernement mondial a saisi quelques chefs de sectes bien connus, or, nombre de sectes proposent, elles aussi, leur religion mondiale :  : Maharishi Mahesh Yogi (Méditation transcendantale), religion universelle solaire pour la Fraternité Blanche Universelle d'O.M. Aïvanhov (FBU), religion athée pour le Mouvement Raëlien, de Claude Vorilhon (mouvement raëlien), la "Nouvelle Acropole" de J.A. Livragareligion unificatrice mondiale pour Sukyo Mahikari ; christianisme mondial pour Moon ; un nouvel ordre scientiste planétaire de L. Ron Hubbard (Scientologie), etc...

L'émergence d'une civilisation planétaire nécessitera un ordre politique accordé à l'ordre cosmique. Le maître tibétain d'Alice Bailey lui avait communiqué le "Plan" du nouvel ordre mondial ; et c'est à cet effet qu'elle avait créé "Bonne Volonté Mondiale".

Influences et personnalités - opposants à la théosophie moderne

Les artistes qui ont été inspirés par les doctrines de la théosophie sont nombreux. À titre d'exemple, on peut citer au niveau musical les compositeurs Ruth Crawford-Seeger, Dane RudhyarCyril Scott ou encore, plus célèbre, Alexandre Scriabine. Mais c'est particulièrement dans le domaine des arts picturaux et de la littérature que les théories théosophiques connurent beaucoup de succès, comme par exemple auprès de James EnsorWassily KandinskyPiet MondrianJackson PollockFranz Kafka ou encore William Butler Yeats.

Par ailleurs, la théosophie aurait touché dans sa jeunesse londonienne l'exploratrice et tibétologue Alexandra David-Néel et l'aurait incitée à explorer l'Asie. Elle aurait même vécu un certain temps dans une maison au siège international de la Société théosophique à Adyar en Inde, dont elle décrit les adeptes avec une certaine ironie dans un livre posthume,Le sortilège du mystère.

Certains auteurs comme Nicholas Goodrick-Clarke pensent qu'Adolf Hitler aurait été inspiré par le livre Doctrine Secrète de Madame Blavatsky, et qu'il en aurait tiré une interprétation erronée du concept de race Aryenne et de sa suprématie, notamment à partir du chapitre IV du volume 3, Création des premières races. Or les « vagues de vie » auxquelles elle fait référence dans la "Doctrine Secrète" s'étendent sur des dizaines de millions d'années, et elle condamna fermement, au nom de la théosophie, toute forme de racisme quel qu'il soit. Il faut aussi citer les écrits de deux émules de Blavatsky : Guido von List (1848-1919) et Jörg Lanz von Liebenfelsoccultistes autrichiens.

René Guénon et la Société théosophique

Parmi les opposants à la théosophie moderne, René Guénon est un des plus virulents. Dans la seconde édition de 1928 du livre "Le Théosophisme, histoire d'une pseudo-religion" (1921), il déclare en note additionnelle : « ...voyant dans le théosophisme une erreur des plus dangereuses pour la mentalité contemporaine, nous avons estimé qu'il convenait de dénoncer cette erreur au moment où, par suite du déséquilibre causé par la guerre, elle prenait une extension qu'elle n'avait jamais eue jusque là... ».

Il y établit également une distinction entre « théosophie » et « théosophisme ». Dans l'avant-propos, il écrit :

« Nous devons avant tout justifier le mot usité qui sert de titre à cette étude : pourquoi "théosophisme" et non "théosophie" ? C'est que, pour nous, ces deux mots désignent deux choses très différentes, et qu'il importe de dissiper, même au prix d'un néologisme ou de ce qui peut paraître tel, la confusion que doit naturellement produire la similitude d'appellation. (...)

En effet, bien antérieurement à la création de la Société dite théosophique, le vocable de théosophie servait de dénomination commune à des doctrines assez diverses, mais appartenant cependant toutes à un même type, ou du moins procédant d'un même ensemble de tendances ; il convient donc de lui garder la signification qu'il a historiquement. (...)

Telles sont par exemple, des doctrines comme celles de Jacob Bœhme, de Gichtel, de Wiliam Law, de Jane Lead, de Swedenborg, de Louis-Claude de Saint-Martin, d'Eckartsausen ; nous ne prétendons pas en donner une liste complète, nous nous bornons à citer quelques noms parmi les plus connus. (...) Or, l'organisation qui s'intitule actuellement "Société théosophique", dont nous entendons nous occuper ici exclusivement, ne relève d'aucune école qui se rattache, même indirectement, à quelque doctrine de ce genre ; sa fondatrice, Mme Blavatsky, a pu avoir une connaissance plus ou moins complète des écrits de certains théosophes, notamment de Jacob Bœhme, et y puiser des idées qu'elle incorpora à ses propres ouvrages avec une foule d'autres éléments des provenances les plus diverses, mais c'est tout ce qu'il est possible d'admettre à cet égard (...). »


Livre en pdf à télécharger...
(en cliquant sur le titre du livre)
"Le Théosophisme, histoire d'une pseudo-religion", de René Guenon

LA LUCIS TRUST ET CES TENTACULES...



Dans un ouvrage d’Alice Bailey intitulé "L'éducation pour une nouvelle ère", elle suggère que, la citoyenneté mondiale devrait être l'objectif d’un "Nouvel Âge" éclairé, avec une fédération mondiale et une "intelligence" régnant sur le monde... En d'autres termes, un gouvernement mondial unique et un nouvel ordre mondial...

C’est vers les années 1920 que la Société théosophique connaît de nombreux schismes et perd progressivement de son influence. Ces ruptures ont donné naissance à des mouvements et groupements divers tels que :

l’"Anthroposophie" de Rudolf Steiner (approche se voulant plus chrétienne que la théosophie et centrée sur l’Homme),

l’École Arcane d’Alice Bailey (qui se veut la continuation directe de la doctrine de Mme Blavatsky en y incorporant une dimension fortement chrétienne),

l’"Agni Yoga Society" d’Helena et Nicholas Roerich

le mouvement "New Age", dont certains de ses acteurs se réclament des enseignements théosophiques.

D’autres acteurs plus controversés s’inscrivent également dans cette lignée tel que :

l’école dite de la Nouvelle Acropole (encore très puissante en Amérique du Sud)

au sein du mouvement New Age, dans les années 1970, le mouvement "Share International", fondé par Benjamin Creme, un Écossais se réclamant des écrits d’Helena Blavatsky et plus particulièrement de ceux d’Alice Bailey.

LUCIS TRUST est parrainé, entre autres, par Robert McNamara , ancien ministre de la Défense aux États-Unis, le président de la Banque mondiale, membre de la Fondation Rockefeller, et Thomas Watson (IBM, ancien ambassadeur à Moscou).

La secte sponsorise, encore, les organismes suivants :

- L'UNICEF

- L'O.N.U. a longtemps été l'un des signes avant-coureurs du monde avant tout pour la "Nouvelle Spiritualité" et le "New World Order" sur la base de l'occulte et les principes maçonniques. Sept ans après la naissance de l'O.N.U., un livre a été publié par le théosophe et fondateur de la LUCIS TRUST, Alice Bailey sur la croissance de l'intelligence humaine en résonance avec les ondes du cosmos et l’avènement d'une nouvelle ère d'éveil spirituel qui allait changer la face du monde, politiquement, socialement, au point d'exiger un nouvel ordre mondial...

- Goodwill Ambassadors of the World (Bonne Volonté Mondiale)


Ainsi que :

- Greenpeace International
- Amnesty International
- Société Théosophique
- École Arcane
- Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde
- New Order Planification Council
- Council on Foreign Relations ou CFR
- Bildeberger Group
- Commission Trilatérale
- The Triangles
- La "F.E.D."
Office of Strategic Services, le Bureau des services stratégiques, ancienne agence de renseignement du gouvernement des États-Unis, remplacée en 1947 par la "CIA", ce sigle est souvent associé à l'espionnage.
- Mouvement du Partage International (Share International) de Benjamin Creme
- Mouvement Zeitgeist, propagande
- Mouvement des Indignés, manifestations


Symbole de l'antakarana ou "anthakarana", En sanscrit, cela signifie "pont" entre notre "Moi Conscient" et notre "Moi Supérieur". Selon Alice Bailey, c’est un symbole millénaire tibétain. Utilisé par la nécessité pour l’être humain d’être connecté à sa dimension supérieure divine. Grâce à ce symbole, on peut se connecter aux mémoires Akashiques.

BIBLIOGRAPHIE D'ALICE BAILEY
La liste des ouvrages du Maître D.K.

Les 18 livres attribués au Maître Tibétain, Djwal Khul transmis par Alice A. Bailey, aux éditions Lucis Publishing Company :

1 - Initiation humaine et solaire (1922)
2 - Lettres sur la Méditation Occulte (1922)
3 - Traité sur le Feu Cosmique (1925)
4 - Traité sur la Magie Blanche (1934)
5 - L'État de Disciple dans le Nouvel Âge, vol. I (1944)
6 - L'État de Disciple dans le Nouvel Âge, vol. Il (1945)
7 - Les problèmes de l'Humanité (1947)
8 - Le Retour du Christ (1948)
9 - La Destinée des Nations (1949)
10 - Le Mirage, Problème Mondial (1950)
11 - La Télépathie et le Corps Éthérique (1950)
12 - Éducation dans le Nouvel Âge (1954)
13 - Extériorisation de la Hiérarchie (1957)

Traité sur les Sept Rayons (1936-1960) :

14 - Vol. I - Psychologie Ésotérique I (1936)
15 - Vol. II - Psychologie Ésotérique II (1942)
16 - Vol. III - Astrologie Ésotérique (1951)
17 - Vol. IV - Guérison Ésotérique (1953)
18 - Vol. V - Les Rayons et les Initiations (1960)

Alice Bailey est aussi l'auteure des ouvrages suivants :
(Publications de la Lucis Trust)

La Conscience de l'Atome
L'Âme et son Mécanisme
De l'intellect à l'Intuition
De Bethléem au Calvaire
La Lumière de l'Âme (Les Yoga Sutras de Patanjali, paraphrasés par le Tibétain et commentés par Alice Bailey) 

ainsi que "Autobiographie inachevée"...
Une compilation appelée "Réfléchissez-y" a été réalisée, vers 1970, par un "étudiant" comme il se nomme lui-même, Aart Jurriaanse, sud-africain décédé en 2002. Elle est constituée d'extraits soigneusement référencés (n° du livre, pages extraites) groupés en 184 thèmes ou concepts, sur 650 pages environ.

Vous pouvez consultez ou télécharger ces ouvrages-ci d’Alice Bailey :
(en cliquant sur les titres des livres)




Une bibliographie est disponible à cette adresse : 

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